Le PNUE plaide en faveur d’une économie verte


Le PNUE plaide en faveur d’une économie verte

Actu-Environnement.com – 16/02/2009

http://www.actu-environnement.com/ae/news/pnue_annuaire_nairobi_news_deal_6740.php4

Dans son Annuaire sur l’Avenir de l’environnement mondial, le PNUE
rappelle à son tour l’importance de mettre en œuvre un New Deal
écologique mondial et l’urgence d’une transition vers une économie
verte.

Dans son rapport annuel présenté à Nairobi (Kenya) lors de la réunion
de la 25e session de son conseil d’administration (16 au 20 février) à
laquelle participent une centaine de ministres et un millier de
délégués de 140 pays, le PNUE souligne l’importance de mettre en œuvre
un New Deal écologique mondial et l’urgence d’une transition vers une
économie verte, faible en carbone et économe de ses ressources.
L’annuaire rappelle à la communauté internationale l’urgence de passer
à une économie verte
, prévient dans un communiqué, Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE.

Concernant les déchets, l’étude estime que si les tendances se
maintiennent, d’ici à 2030, la Chine devrait générer annuellement 500
millions de tonnes de déchets solides et l’Inde, environ 250 millions.
La population mondiale générera plus de deux milliards de tonnes de
déchets par année. Toutefois, cette tendance a atteint un plateau, sans doute grâce à la minimisation des déchets et au recyclage
, commente le rapport qui prône en faveur de la dématérialisation des
services et de l’économie circulaire. Cette économie mettrait côte à côte des entreprises et des usines de manière à ce que les résidus de chacun servent de matières premières aux autres.

Dans le bâtiment, le PNUE reconnaît qu’il y a eu des avancées positives
au sein du secteur de la construction et notamment dans le domaine de
l’efficacité énergétique. Le rapport cite l’exemple du Canada, de la
France et du Royaume-Uni qui ont lancé des programmes pour favoriser
les bâtiments à énergie neutre. Il incite également au biomimétisme,
qui consiste à imiter la nature. Exemple est donné du système de
climatisation naturelle du centre commercial Eastgate de Harare au
Zimbabwe conçu sur le modèle d’une termitière. Le bâtiment consomme environ 90% moins d’énergie qu’une structure comparable ,
souligne le PNUE. Le rapport pointe par ailleurs les progrès accomplis
sur les matériaux de substitution qui permettraient de produire du
ciment à des températures inférieures au niveau actuellement requis de
1.000 degrés.

Le rapport annuel constate que le transport est responsable de plus de
20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 2005, la flotte mondiale était estimée à 650 millions de véhicules routiers ; on prévoit que ce nombre aura doublé en 2030 , précise le rapport.

D’ici à 2030, près de quatre milliards d’individus vivraient dans
des régions pauvres en eau
, surtout en Asie méridionale et en Chine
,
précise l’Annuaire du PNUE qui montre qu’aujourd’hui près de 880
millions de personnes n’ont pas accès à de l’eau potable et 2,5
milliards sont privés d’installations sanitaires domestiques améliorées.

L’économie et la préservation de la ressource doivent donc constituer
une priorité, notamment pour l’industrie. Et de citer l’exemple d’une
industrie papetière finlandaise qui réussi à faire 90% d’économie sur
sa consommation d’eau en passant d’un traitement chimique à un
traitement thermomécanique des pâtes à papier et traitant de façon
biologique ses eaux usées. L’Annuaire mentionne aussi l’exemple d’un
fabricant de textile indien qui a réussi, en utilisant du zinc plutôt
que de l’aluminium dans ses tissus synthétiques a diminué de 80 % sa
consommation d’eau.

Autres sujets de préoccupation : les écosystèmes. Aucun progrès n’a été
fait puisque le PNUE note qu’en 2008, comme en 2005, 60 % des
écosystèmes
, incluant les forêts et les sols, en passant par les récifs
de corail et les prairies, sont endommagés ou en train de se dégrader.
L’Annuaire estime que les terres agricoles couvrent près du quart de la
surface de la planète et rappelle que ce sont les populations pauvres
dans les zones rurales qui dépendent le plus du bon état des
écosystèmes: 90% d’entre elles tirent une partie de leurs moyens de
subsistance des forêts. Les recettes tirées de la nature comptent pour plus de la moitié des revenus des démunis du monde habitant la campagne ,
précise le rapport. Rappelant que la population atteindra plus de neuf
milliards d’ici 2050, le PNUE indique qu’une gestion efficace des
écosystèmes sera essentielle au cours de ce siècle. La
disponibilité des terres cultivables sera de 0,1 hectare par personne,
ce qui nécessitera pour nourrir la population mondiale une augmentation
de la productivité agricole impossible à atteindre avec des moyens
conventionnels.

L’Annuaire s’intéresse également aux substances nocives et aux déchets
dangereux
et indique que 2008 fut une année de crises de contamination
d’aliments et de produits : contamination de fromage mozzarella par des
dioxines en Italie, cas de lait contaminé à la mélamine en Chine,
contamination de nouille par un insecticide au Japon… Il fait le point
sur le Mercure et mentionne que la déforestation exacerbe la situation
en Amazonie.

Concernant le changement climatique l’étude rappelle notamment que des
études effectuées en 2008 indiquent que le puits principal, les océans,
absorbe 10 millions de tonnes de CO2
de moins qu’avant. Il fait état de l’inquiétude montante des
scientifiques sur les émissions de méthane et un autre puits de carbone
: les forêts. Les hausses de températures affecteraient les arbres
et les pousseraient à la photosynthèse, de façon que la séquestration
du carbone se termine plus tôt durant l’été. Ce stress rendrait les
forêts plus vulnérables à la pollution, aux maladies et aux insectes,
et diminuerait le potentiel de stockage de carbone de celles-ci
,
commente le rapport. L’Annuaire mentionne aussi les liens entre les
désastres naturels, la dégradation de l’environnement, les conflits et
la vulnérabilité humaine ou sociale, ainsi que l’importance de la
prévention en cas de désastre.

Toutes ces problématiques sont actuellement débattues au Forum
ministériel mondial sur l’environnement qui regroupe plus de 100
ministres jusqu’au 20 février prochain. L’ONU a d’ailleurs appelé les
pays du G20 à consacrer 1% au moins de leur PIB sur les deux prochaines
années à réduire leur dépendance aux énergies fossiles fortement
émettrices de CO2.
Les débats doivent également porter sur la pollution par le mercure et
l’élaboration d’un groupe d’experts mondial sur la biodiversité, sur le
modèle du Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du
climat (GIEC).

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