Voyage au coeur du Quercy chez les paysans bio de Marcilhac-sur-Célé


Voyage au coeur du Quercy chez les paysans bio de Marcilhac-sur-Célé

Partie I

C’est grâce à une amie rencontrée
sur Facebook que j’ai découvert et aimé cette région du Quercy
dans le département du Lot , au coeur du parc naturel des Causses.
Une région où des ilôts de résistance de paysans , résistent
contre le système standardisé de la technoculture intensive; une
région aride , une terre dure..

Une région que certains , nombreux ont
pu découvrir dans le film "Sans terres et sans reproches"
de Stéphanie Muzard Le Moing ( l’amie facebook !) .

Une première découverte au mois de
Mai avec un séjour dans une ferme d’élevage de brebis bio que je
vais vous faire découvrir ; et un 2ème séjour début juillet ( je
n’ai pas pu attendre plus longtemps pour y revenir !!)

MARCILHAC-sur-CELE



Marcilhac-sur-Célé, un
village d’une centaine d’habitants dans la vallée du Célé entre
Cahors et Figeac.

Ce petit village d’environ
140 habitants est illuminé par ses ruines.

http://www.marcilhac.fr/

Ce village est niché à l’ombre des
falaises, dans un creux du Célé. Le Célé est l’une des plus
belles rivières d’Europe, à découvrir à pied, à vélo, en
canoë…

En Mai, j’ai parcouru les rives du Célé
en vélo avec une amie Danielle ( les vélos ont fait le trajet
Paris–>Brives-la-Gaillarde–>Assier avec nous dans le train )

Mais ce qui a laissé l’empreinte la
plus durable , c’est notre séjour dans la ferme de Cazals, nichée
dans les Causses au-dessus de Marcilhac.. Une ferme d’élevage bio de
brebis et agneaux chez Jean-Michel et Fabienne Bos….Un lieu, une
rencontre, un partage, un environnement sensible ,fragile, protégé,
une découverte du travail ardu des paysans sur une terre difficile
et exigeante.

C’est Stéphanie , la cinéaste de
« sans terres et sans reproches » qui m’a conseillé ces
chambres d’hôtes dans la ferme de Cazals dont Jean-Michel et
Fabienne les propriétaires ont d’ailleurs participé au film.

La ferme de Cazals, une ferme bio
d’élevage de brebis et agneaux proposant une vente de viande
d’agneaux en direct. Un couple de néo-ruraux : Jean-Michel était
géomètre et Fabienne est directrice de maternelle. Ils se sont
lancés dans le bio il y a 4 ans , abattu un travail de titan .

Jean-Michel Bos avec Bergère et les brebis                                                                                                                           Fabienne Bos donnant un biberon à un agneau

La ferme se situe à 3kms (en montée , Danielle et moi les avons testés en vélo !!) du centre de Marcilhac, au sommet du Causse. Elle est sur le parcours du Chemin de Compostelle . En sus du travail de la ferme, Fabienne et Jean-Michel reçoivent en chambres d’hôtes. Souvent , ce sont des randonneurs ou "pèlerins " qui viennent y passer une nuit ou deux avant de poursuivre sur le chemin de Compostelle.
Il faut savoir que la ferme se trouve
sur le chemin de Compostelle et les marcheurs réservent la plupart
du temps pour une nuit avant de continuer leur périple. En fait,
Danielle et moi sommes les seules à être restées aussi longtemps (
10 jours) .


Cela nous a permis de créer des liens amicaux forts avec Jean-Michel et Fabienne, de découvrir la réalité de l’agriculture en particulier en bio.  Cela nous a permis également de faire des rencontres enrichissantes avec les randonneurs qui ont pu partager leurs expériences , leurs vies avec nous .
Plusieurs chambres dans la bâtisse principale, accueillent jusqu’à 8 personnes. Le soir, Fabienne nous prépare des dîners copieux et goûteux très appréciés de tous , faits avec les produits de la ferme ( bio donc)  en particulier la viande d’agneau et les produits bio locaux ( je vous conseille le fromage de chèvre dit le Cabécou un délice.   Le matin, un petit déjeûner copieux ( confitures maison et pain bio! ) permet aux randonneurs de se préparer à l’effort.

La ferme de Cazals

L’entrée de la ferme   

Une bâtisse
principale
complètement rénovée où les randonneurs
passent des nuits récupératrices, où Fabienne nous préparent des
dîners copieux et goûteux avec les produits de la ferme ( viande
d’agneaux, légumes du potager) ou locaux ( comme le délicieux
Cabecou de Rocamadour ) tout cela en produits biologiques…, où les
randonneurs viennent partager au cours des repas leurs histoires.

La maison principale avec où est le petit banc, l’entrée dans le salon
et l’accès aux chambres à l’étage. Toute la maison a été rénovée , le
résultat est à la mesure des efforts fournis : superbe !

En 10 jours, nous avons rencontré un
bon nombre de « pèlerins marcheurs » , l’idéal pour
partager les expériences de chacun.

Devant , une terrasse nous accueille
pour les repas , devant le jardin plein de fleurs sauvages.

     L’arrière de la maison avec le jardin, 2 chambres au rdc , la terrasse
où l’on partage repas et bons moments, devant la salle à manger. 

   Ici , c’est l’arrière de la maison, côté cuisine et buanderie

La bergerie


Les brebis et leurs agneaux y dorment
la nuit pendant les périodes d’hiver, automne et début du
printemps.

Les poules viennent y pondre et élever leurs poussins
dont le père , très fier , est Hector , un superbe et fringant coq!

Danielle et moi avons participé
d’ailleurs au ramassage des oeufs; il faut se méfier quand on veut
se préparer une omelette …parfois les oeufs sont fécondés ….et
on peut avoir des surprises !!

Fabienne et Jean-michel ont maintenant un troupeau de 75
brebis avec une quarantaine d’agneaux sur une terre de 50hectares. En
élevage biologique, il est autorisé jusqu’à 3 brebis à l’hectare
pas plus. 

Le premier problème a été d’obtenir
des terres, pas si facile, il faut passer par la SAFER dont le rôle
est de dynamiser l’agriculture, de favoriser l’installation des
jeunes, de protéger l’environnement, les paysages et les ressources
naturelles. Elle réalise des études pour connaître le prix des
biens et des terres afin de les estimer à leur juste valeur, elle
achète des biens agricoles et ruraux puis les revend à des
agriculteurs ou des collectivités dont les projets répondent à
l’objectifs de ses missions. Mais les grands exploitants se réservent
les terres qu’ils connaissent bien ( pas forcément pour les utiliser
d’ailleurs, mais pour les subventions ( plus vous avez de surface
plus vous recevez de subventions ) ( en fait , l’agriculture en
Europe vit principalement de subventions.)

Donc pas de choix au moment de l’achat
des terres, à l’arrivée ils découvrent une ferme et des terres non
entretenues, des moutons dans un état physique
catastrophique……Ils se sont attelés et au final, au bout de 4
ans , la terre redevient vivante , regénérée, un troupeau de
brebis ( caussenardes en majorité ) en pleine forme , une habitation
complètement rénovée avec la mise en place de chambres d’hôtes (
les derniers travaux des chambres à l’étage ont été terminés en
avril ) .

S’installer en bio pour des néo-ruraux,
c’est loin d’être simple : difficile d’obtenir des terres, relations
souvent compliquées avec les grands propriétaires, une lutte
quotidienne contre le Système..

Cet article, publié dans Non classé, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s