pour un moratoire sur l’extraction de gaz de schiste.Alerte au gaz du schiste dans le Sud Est de la France


En mars dernier, le ministère « de l’Ecologie » a accordé des permis d’exploration à Total, GDF-Suez et à la firme américaine Schuepbach Energy LLC (cf le bulletin d’information du BEPH de mars 2010). Les sous-sols à explorer se trouvent dans des zones allant de Montélimar à Montpellier, en Ardèche et sous le plateau du Larzac. Pour ce dernier secteur, Schuepbach s’est vu accordé l’exploration d’un bassin sédimentaire de 4414 km2. La fin des réserves de pétroles encore facilement accessibles approche et les firmes pétrolières et gazières commencent à piocher dans les ressources plus difficiles d’accès ou moins rentables à exploiter au cours actuel de l’or noir. Le but : maintenir le plus longtemps possible la société de gaspillage fondée sur la consommation des ressources fossiles d’hydrocarbures.

C’est la fuite en avant. Au lieu de lutter contre le gaspillage énergétique et de diminuer la demande, les grands pétroliers veulent encore augmenter l’offre. Aux États-Unis, le gaz de schiste représente déjà entre 12 % et 20 % de la production totale de gaz : on parle de 30 à 50 % dans trente ans. Derrière l’emballement, on trouve Halliburton, détenteur du brevet de la technique d’extraction. Le géant américain qui regroupe des activités tant dans le bâtiment que dans les produits pétroliers est célèbre depuis la guerre d’Irak. Son ancien dirigeant de 1995 à 2000, Dick Cheney, était devenu alors vice-président des Etats-Unis, entrés en guerre trois ans plus tard. Halliburton en a fait ses choux gras : la firme est la principale bénéficiaire du désastre en Irak, avec de juteux contrats assortis de scandales divers.

Pour exploiter le gaz de schiste, Halliburton vend la technique de la fracturation hydraulique. Ce gaz est difficilement accessible. On injecte dans le puits un mélange à haute pression d’eau, de sable et de produits chimiques. Tout le long du conduit, les roches souterraines se fissurent, libérant le gaz qui peut ensuite être acheminé vers la surface. Mais, à la différence du pétrole, souvent présent dans de vastes gisements, ce gaz de schiste se trouve dans des petites poches plus largement disséminées, souvent dans des zones habitées, et les forages chargent l’eau en produits cancérogènes comme le benzène.

 

pour un moratoire sur l’extraction de gaz de schiste.: Pétition et l’article :

http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=219


 

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