Douzelet /Séralini/CRIIGEN /Prise de conscience dans nos assiettes


Sébazac-Concourès (12)

Jérôme Douzelet, chef cuisinier responsable, et le professeur Gilles-Éric Seralini mettaient en garde le public de plus de 500 personnes de la Doline sur les dangers des productions industrielles et de tous les dérivés du pétrole qui empoisonnent nos assiettes./Photo DDM
Jérôme Douzelet, chef cuisinier responsable, et le professeur Gilles-Éric Seralini mettaient en garde le public de plus de 500 personnes de la Doline sur les dangers des productions industrielles et de tous les dérivés du pétrole qui empoisonnent nos assiettes./Photo DDM

Le professeur Seralini, professeur et chercheur à l’université de Caen, président du conseil scientifique du GRIGEN, spécialiste des OGM et des pesticides, accompagné du chef cuisinier responsable, Jérôme Douzelet, animaient une soirée pour révéler au public des expériences éclairantes sur la malhonnêteté de l’évaluation des produits chimiques et amener un regard nouveau sur la richesse des saveurs originelles.

Des produits sains pour le bien-être des consommateurs

«Choisir les aliments est déterminant pour un cuisinier», déclarait Jérôme Douzelet qui cultive son propre jardin pour une cuisine vivante et riche avec une grande variété à chaque saison. «Tous les cuisiniers devraient être des jardiniers», déclarait-il. Le chef s’est entouré de producteurs locaux qu’il visite et avec lesquels il échange. Il prône «une culture à dimension humaine, des produits de qualité vierges de pesticides ou d’engrais chimiques, de colorants, d’additifs, exhausteurs de goût ou autres conservateurs». Et d’ajouter : «Manger est l’acte le plus intime qui soit. Il reconstitue nos cellules. Il mérite un peu d’attention».

«Les sens pervertis par des produits industriels»

«Les industriels refusent qu’on décortique leurs préparations», accuse le chef cuisinier qui précise : «Ils pervertissent nos sens par les cultures OGM, grand danger alimentaire qui annihile les valeurs gustatives, attente à la biodiversité, dépossède les agriculteurs de leurs racines et de leur savoir-faire, détruit la santé des animaux et des gens. Les normes d’hygiène sont drastiques mais le contenu de nos assiettes n’est pas soumis aux mêmes exigences, loin s’en faut. Tout cela pour produire vite et pas cher, en occultant les conséquences dramatiques sur nos santés et celle de nos enfants aujourd’hui et à venir. Les produits de 1re nécessité tels que le riz, le soja, le blé, le maïs, représentent un enjeu économique majeur que cherchent à s’approprier les industriels. Nous devenons leurs otages, d’où l’importance de former, de s’informer, de se rebeller».

«Des agriculteurs dessaisis de leur métier originel»

Le professeur Seralini prenait à son tour la parole. En préambule il donnait un chiffre qui donne froid dans le dos. «Il a été retrouvé sur les gènes du liquide amniotique plus de 400 polluants ! Les agriculteurs intensifs refusent de manger les denrées qu’ils produisent, conscients de leur nocivité. Ils reçoivent des subventions et n’ont plus la fierté de leur métier, victimes du système. Ce n’est pas la faute des agriculteurs mais des experts qui refusent les analyses ou contestent les analyses indépendantes. Pour écouler les stocks de produits chimiques utilisés durant la dernière guerre, ils ont été vendus comme insecticides aux agriculteurs. L’eau, la terre, les animaux et les hommes en sont pollués. Une prise de conscience est indispensable à la survie de l’humanité.

Des conséquences désastreuses

Toujours selon le professeur Seralini, «on retrouve des résidus de pesticides dans 3 points de prélèvement sur 4. Les responsables sont les experts qui ont autorisé les nanoparticules. L’absence de contrôles et l’absence de réglementation causent de nombreux problèmes sur la santé des gens. Depuis 50 ans, l’État fait des faux et usages de faux en pesticides. Problèmes de libido, malformations chez les enfants, perturbations endocriniennes, cancers, maladies nerveuses, hormonales, hypofertilité, maladies immunitaires… la liste est longue et dramatique».

«Mais ce n’est pas irréversible», déclare le conférencier. Il y a des moyens et l’argent nécessaire pour détoxiquer. «On a les méthodes pour s’en sortir. Il suffit d’agir».

162 pays ont signé un protocole international. Peu à peu, la sensibilisation du public permet de changer les comportements. Plus de 500 personnes assistaient à cette conférence. Cinq cents voix qui vont porter le message. Il faut faire vite avant que soient ruinées notre santé et celle de nombreuses générations après nous.

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